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ATARAXIA
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INTERVIEW AVEC FRANCESCA, GIOVANNI ET VITTORIO
Peu après la sortie de "Paris Spleen", Ataraxia est de retour avec un album s'inspirant notamment de l'antiquité grècque, du sanctuaire de Samthrace, des rites et traditions de cette fabuleuse civilisation. Avec une certaine philosophie et une subtile théatralisation des compostions, Ataraxia propose une intense et mystique oeuvre composée d'ambiances variées guidées par les intonations déclamatoires ou plus sensuelles de Francesca Nicoli. Entre sombres rituels, lyriques évocations aux somptueuses lignes acoustiques, discrètes notes de piano et sublimes percussions, "Kremasta nera" semble être hors du temps. Un album exceptionnel que nous vous proposons de découvrir via une interview de ces auteurs.
REEDITION ET CONCERTS
La réedition (sept ans après sa sortie) de "La malédiction d'ondine" est enfin disponible. L'album a été remasterisé et se présente dans un nouveau digipack.
En ce qui concerne les concerts, le groupe sera présent au Dark Omen Festival III, qui aura lieu au château de Vaux-le-Penil, en France. Le festival aura lieu du 20 au 22 juillet. Plus de 30 groupes seront présents. Ataraxia jouera le 21 à 16:00.
Ataraxia jouera au festival Die Wunderkur à Bologne (Italie) le 15 septembre. Le groupe interprétera l'intégralité de l'album "Kremasta Nera".
Le 26 octobre, Ataraxia jouera à Antwerp (Belgique) pour une représentation de "Paris spleen". Le spectacle aura lieu au Schouwburg Cultuurcentrum Luchtbal - Columbiastraat 8.
Enfin, le groupe donnera une représentation de "Paris spleen" en talie, entre novembre et décembre. Le lieu et la date exacte seront confirmés fin septembre.
ATARAXIA EN CONCERT
July 21th 2007 (Saturday)
Chateau de Vaux-Le-Pénil
Band listed
CLAN OF XYMOX (NL)
ATARAXIA (IT)
JAD WIO (F)
SCARY BITCHES (GB)
JOY DISASTER (F)
DE VOLANGE (B)
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Nationalité : italienne
Francesca Nicoli (voice, flute, cymbals)
Vittorio Vandelli (synth, guitars, vocals)
Giovanni Pagliari (keyboards, vocals)
Riccardo Spaggiari (percussion)
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Ataraxia est un groupe italien néo-classique. Ils décrivent leur musique comme un mélange entre “le sacré et le profane, la musique comteporaine et ancienne”.
Discographie :
• 1994 => Simphonia sine nomine
• 1994 => Ad perpetuam rei memoriam
• 1995 => La malédiction d’ondine
• 1995 => The moon sang on the April chair
• 1995 => amoris mortisque
• 1996=>Il fantasma dell’Opera
• 1996=>Concerto N. 6
• 1998 => Historiae
• 1998 => Orlando
• 1998 => Os cavaleiros do templo - Live in Portugal
• 1999 => Lost Atlantis
• 2001 => Sueños
• 2001 => A Calliope, collection
• 2002 => Mon Seul Désir
• 2003 => Des Paroles Blanches
• 2004 => Saphir
• 2005 => Odos eis Ouranon
• 2005 => Arcana Eco
• 2006 => Paris Spleen
• 2007 => Kremasta Nera
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Entretien avec Francesca Nicoli, Vittorio Vandelli et Giovanni Pagliari (a l'occasion de la sortie de Kremasta Nera)
Moon => Pouvez-vous nous parler de vos débuts et évoquer votre carrière musicale (autres formations, rencontres…). Comment vous êtes-vous rencontrés et qu’est ce qui vous a incité à travailler ensemble ?
Francesca : Notre premier bassiste, Michele Urbano et moi-même avons fondé le groupe à la fin des années 80. Nous avons écrit environ dix titres et avons donné quelques concerts. Mais très vite, le line-up du groupe a changé. Vittorio, le guitariste, est arrivé et nous a apporté une inépuisable source d'inspiration. Nous étions tous très motivés et avions beaucoup de choses à exprimer, des choses telles que la tristesse, la rage, la souffrance. Nous ressentions un urgent besoin de créer, de transformer et de remodeler un véritable magma sonore. Les idées se sont multipliées : musique, théâtre, poésie, mime, photographie, arts graphiques. Un besoin général. Giovanni a rejoint le groupe quatre ans plus tard (il avait rencontré l'un de nous à Londres, où il travaillait), juste avant notre premier enregistrement "Prophetia". Dès le début, il nous a montré qu'il était un très grand fan de notre musique et est devenu un précieux et irremplacable claviériste. Après une première période caractérisée par un son très post-punk (parfois teinté d'influences ethniques ou de sonorités expérimentales), la rage et la souffrance nous ont quittés pour laisser place à une intense harmonie et à une quête esthétique guidé par un environnement historique très riche, vieux de plusieurs centaines d'années. Progressivement, la pureté du son et une beauté contemplative ont investis les textures de nos compositions, qui sont devenus des sortes d'arabesques faites de différents sentiments, endroits et époques, des tapisseries brodées avec plusieurs couleurs, des formes variées. Il y a quatre ans, nous avons rencontrés Ricardo et ce fut une énorme opportunité pour nous car c'est l'un des rares percussionistes capable de travailler avec des douzaines de percus différentes, provenant de l'occident, de l'Inde ou de l'orient.
Vittorio : Je pourrai te dire que nous avons commencé cette aventure artistique parce que nous avions un grand besoin de nous exprimer et qu'en même temps, nous étions des personnes très timides. Chacun de nous avait une existence très solitaire et retirée. Nous avions une vive imagination et une énorme douleur provenant de notre enfance, donc au départ, notre passion pour la musique était liée à une sorte de rage que nous devions faire sortir. Nous avions besoin d'exprimer nos sensations et année après année, nous avons trouvé notre vocation, nous nous sommes totalement investis, une voix nous a appelé pour montrer notre chemin artistique et nous avons trouvé notre essence vitale.
Moon => Ataraxia a présenté plus d’une dizaine d’albums. Sans parler de bilan, quelle vision portez-vous sur votre parcours musical ? Etes-vous satisfaits de l’ensemble de vos choix ?
Vittorio : Il est actuellement très difficile de faire un bilan mais tout ce que nous avons enregistré est fait de notre chair et de notre sang, profondémment ressenti, profondémment vécu avec passion et enthousiasme. Nous avons choisi la musique (et la musique nous a choisi), en acceptant de lutter pour partager nos passions et pour essayer de vivre comme une sorte de fratrie, plaçant la musique au dessus de nos frêles et torturées personnes, avec le besoin de partir pour les terres inconnues où nous porterons nos découvertes. Nous avons commencé à composer de la musique en suivant l'idée du "merveilleux", en relevant les défis tout en essayant de ne jamais perdre notre innocence.Nous avons donné des concerts et sorti des albums dans de nombreux pays, en considérant celà comme une part de cet ensemble. Pendant toute notre vie et notre expérience artistique, les ailes de notre musique sont devenues assez fortes pour parler de nombreuses histoires, perdues dans les méandres du temps et pour trouver quelqu'un qui soit prêt à les écouter. Nous y sommes parvenus. C'est notre plus grand accomplissement.
Giovanni : Tout ce que nous avons fait c'est crée et enregistré avec un enthousiasme total. Pour cette raison, nous sommes souvent satisfaits du résultat. Bien sûr, avec le recul, nous comprenons que certaines choses auraient pu être meilleures (même s'il ne s'agit que d'un détail en comparaison de l'essence des choses) mais nous nous améliorons. Nous améliorons notre façon d'apprendre, année après année, album après album pour nous exprimer d'une façon plus profonde, plus libre et plus nuancée. Pour être de plus en plus à l'aise avec notre façon de nous exprimer, tout en équilibrant la joie et la douleur.
Moon => En moyenne, un an sépare chacun de vos albums. Comment trouvez-vous aussi rapidement ces nouvelles idées ? N’avez-vous pas –comme la plupart des groupes- besoin d’un break entre chaque album pour vous ressourcer ?
Francesca : Si nous considérions le fait de jouer et de créer comme un travail alors ce serait difficile et nous nous forcerions. Au contraire, ce que nous faisons est une chose aussi naturelle que le fait de respirer. Quelquefois, la musique coule en nous comme si nous étions des sources. C'est plus fort que nous. Au début, quand nous avons commencé à jouer, notre but était de nous débarrasser de nos cauchemars et de notre douleur, puis, petit à petit, nous avons aimé notre création. Nos débuts étaient aussi utiles qu'une thérapie. Parfois, la douleur et la peur de la mort nous paralyse et notre musique devient un chant funèbre, et à d'autres moment, nous essayons d'apprécier la parfaite harmonie de la mer. Les gens qui peuvent partager ou simplement comprendre cela se sentiront "à la maison" en nous écoutant et retrouverons une part d'eux en notre musique.
Moon => Pouvez vous nous parler de votre dernier album ?
Ataraxia : Il y a eu un temps où la religion monothéïste ne s'épanouissait pas encore. C'était à une époque très éloignée, ou le culte primaire, inspiré par la déesse blanche était pratiqué. Sur l'île de Samothrace, la déesse était consacrée à la terre, à la nuit et au règne de la nature. Pour être initiés à ses mystères, les hommes et les femmes, grecs ou étrangers, hommes libres ou esclaves devaient se soumettre à neuf rituels appelés création, soumission, amour, naissance, sacrifice, ablution, mémoire et couronnement. Le dernier rituel n'avait pas de nom, le neuvième rituel ne devait pas être nommé. Fascinés par le mystère entourant l'île et désirant dresser en musique le portrait d'un âge et d'un endroit où l'équilibre entre les pouvoirs féminins et masculins se maintenait par la voix de la nature et où les rythmes étaient aussi naturels que la vie elle même, nous avons commencé la création de cet album. La musique dessine des mantras archaïques, des mouvements rituels, des élégies lunaires, murmure des incantations magique et des litanies orientales, forge des rythmes tribaux et de sombres cérémonies inspirés de l'énergie des sites de Samothrace. L'album est un voyage d'une forme à une autre, une progression douloureuse, une évolution spirituelle.
Francesca : Le mysticisme grec et latin, aux temps païen, était basé sur des "mystères" qui étaient incarnés par une prêtresse ou une sybille qui, par ses gestes et sa voix permettait aux éléments élémentaires de s'exprimer.
Moon => Cet album porte principalement sur la période préhellénique. Pourquoi avoir choisi ce thème ?
Vittorio : "Kremasta Nera" est censé parler la langue pure, ancienne et noble de la nature. Nous sommes nés à une époque où les élèments naturels nous ont donnés de la force et nous les avons chantés avec passion, en battant et pinçant les percussions et les cordes, les pieds nus, sur un sol embrassé par la pleine lune.
Francesca : Les rituels anciens permettaient de concentrer via des mantras, des danses, des séquences de sons et de rythmes, l'énergie qui permettait de garder les humains vivants. Ces rituels anciens maintenaient en vie l'harmonie entre les humains et les forces dont ils étaient faits. C'était un art de vivre. Les gens "ressentait" sans avoir recours à une pensée rationelle. C'était comme respirer, inspirer, expirer sont les bases de notre survie, c'est un équilibre. Les rituels anciens étaient basés sur la célébration de la nature. Pendant ces rituels, l'âme de l'homme se vidait progressivement parce qu'elle était en accord avec l'harmonie de la création et se débarrassait ainsi de ses fardeaux. Grâce à ces rituels, les initiés pouvait garder une certaine distance vis à vis de leur quotidien. La sagesse ancienne était basé sur l'oubli, l'oubli de soi pour ressentir et vivre "le moment". Carpe Diem.
Moon => Si je ne me trompe pas, « The song of Axieros » s’inspire d’un poème du 6e siècle consacré à la « déesse blanche » (mythologie celtique) et Axieros est un poète français du 19e siècle. Vous êtes vous inspirés d’autres textes anciens ou de poètes antiques pour l’écriture de vos textes ?
Giovanni : Oui, la chanson "The song of Axieros" s'inspire de textes anciens (Cad Caddeu, Amergin notamment) appartenant à différentes traditions païennes, celtique ou grecque. Le plus significatif est une sorte de calendrier magique décrivant les changements de saison de façon très particulière et énigmatique. Il était utilisé par les druides et les prêtresses dans leurs rites et était chanté dans le pays par les bardes. De plus, nous avons utilisés des couplets du poète latin Marziale et des versets écrits par la poète Mara Paltriniera, une femme qui écrit comme si elle était née pendant la période pré-hellenique.
Moon => Prenons par exemple les paroles de « The nine rituals ». L’occultisme semble avoir beaucoup d’importance pour vous. Est-ce simplement une référence voire un hommage aux anciens rites grecs ou est-ce réellement une part de votre vie ?
Francesca : Je ne souhaite pas employer le terme "occultisme" mais plutôt "mysticisme", ce qui a une grande importance dans ma vie et dans ma manière de créer. Avoir la chance de "percevoir" et de vivre les choses différemment est une grande chance. C'est comme être au sommet d'une montagne où tout est distant et clair, où tout ce qui compose le monde, sous et dessus de nous, n'est pas déformé mais montre les bonnes dimensions et profondeurs. Tout cela nous aide à ressentir la respiration du monde et la musique nous guide dans cette recherche.
Moon => Comment avez-vous travaillé à la composition de « Kremasta Nera » ?
Vittorio : Dans le groupe, nous sommes assez différents les uns des autres mais nous partageons une inspiration commune. Nos concept albums, dont "Kremasta Nera" ont toujours pour base un intérêt collectif pour un thème bien spécifique. Je pense que chacun d'entre nous a vécu plusieurs vies avant celle que nous vivons actuellement, et peut-être avons nous partagés certaines de ces vies. Pour cette raison, nous pensons que la force du groupe est son unité et les processus de création différents utilisés par chaque membre. Une chanson naît en général d'une façon médiane. Nous ne pensons pas aux arrangements, ni à la mélodie ou à la structure, nous n'écrivons pas de texte consciemment. Une chanson est comme une puissante rivière qui s'écoume dans notre imagination jusqu'à ce qu'elle trouve une façon de sortir et commence à vivre à l'extérieur de nous, pour les gens.
Giovanni : Créer un tube ne nous a jamais interessé. Nous aons toujours aimé raconter des histoires comme des troubadours modernes. Avec curiosité et passion, nous avons différents mondes, ouvert des portes. C'est ce qu'il s'est passé avec Kremasta Nera.
Francesca : Kremasta Nera est né après plusieurs séjours en Grèce. Nous avons commencé à travailler sur cet album il y a trois ans. Après être restés longtemps sur le sol grec, nous sommes devenus une partie du pays, des arbres, du ciel, des monuments. Les parfums méditérannéens sont très forts et vous emportent très loin. L'année dernière, quand nous avons terminé les enregistrements, j'ai commencé à pratiquer la bioénergie, une discipline psychophysique qui permet de faire circuler en soi (et à l'extérieur) de l'énergie vitale. Cela fait se sentir sur un flux très fort de courant. Plusieurs chansons sont nées pendant cette période très créative.
Moon => Quelles sont vos sources d’inspiration, musicales ou autres ?
Francesca : La nature bien sûr. Par la nature, j'ai toujours vécu en profonde communion avec "l'ensemble", je vis les changements, j'essaye d'accepter et de partager les cycles de la naissance, de la croissance, de la création, du déclin, du repos, de la mort et de la rennaissance. J'ai toujours essayé de suivre les rythmes de la terre et je remercie les forces élémentaires pour me permettre de survivre et de composer de la musique. La nature, la poésie, les lieux qui possèdent le charme des siècles nous inspirent. Les images du temps et les mots sont infiltrés par la beauté. Les lumières qui caressent plutôt que de blesser, les images qui réveillent l'imagination plutôt qu'une chaotique saturation d'informations. Pendant nos voyages, nous avons eu quelques révélations et les avons transformés en chansons. Parfois, une écriture mystérieuse sur une porte, le fantôme d'un village, le bleu symbole des thermes, apparaît de façon inattendue sur une colline et une vieille femme qui a vécu pendant des décennies dans une totale solitude, en des endroits qui autrefois étaient peuplés et vivants, une vieille femme courbée par le poids des âges nous a dit "kalo", "c'est si beau" pendant qu'elle montrait du doigt l'horizon.
Giovanni : Nous citons souvent quelques vers du poète anglais Keats "La vie c'est l'art, et l'art est la vie".
Vittorio : Nous sommes des esthètes, nous recherchons la beauté, la beauté dans sa sombre ou lumineuse apparence, l'innatendu, l'authentique, l'universelle beauté. Année après année, nous avons essayé d'exprimer notre recherche de la beauté. La beauté nous aide à évoluer et à improviser. La beauté est un puissant moyen de communication entre ce qui est vivant et ce qui ne l'est plus, entre le passé et le présent. Parfois, cela soulage la douleur, nous ne ressentons plus le poids de notre corps et notre misérable condition. La beauté nous aide à atteindre la plénitude, c'est une oasis de pure contemplation. La beauté n'est pas palpable, on ne peut pas la toucher mais elle permet de développer une "vue plus profonde". La beauté est une tension vers l'évolution spirituelle.
Moon => Pouvez-vous citez trois albums que vous écoutez régulièrement en ce moment ?
Francesca : Jill Tracy “Diabolical Streak”, Lisa Gerrard “The silver tree”, Justin Sullivan « Navigating by the stars » and I would add Radiodervish.
Moon => A l’écoute de votre musique, on a un peu de mal à vous imaginer dans la « vie de tous les jours ». Quel regard portez-vous sur notre société moderne ?
Francesca : Notre implication artistique est un peu comme une croyance qui nous rend courageux et aveugles. Maintenir vivants la passion et le plaisir pour ce que nous faisons est une sorte miracle qui nous protège. Nous suivons simplement notre instinct et laissons la musique travailler en nous. Parfois, les êtres humains restent accrochés à la mélancholie dont ils ont souffert par le passé et ne sont plus capables d'évoluer. Ils dévorent leur passé plutôt que de se contituer une tapisserie de leurs expériences, de leurs douleurs ou de leurs joies. Parfois encore, les êtres humains effacent leur passé pour ne s'intéresser qu'à la technologie, à une futur stérile, quelque chose d'instable comme une table à trois pieds. Au contraire, en essayant de tisser quelque chose tous ensemble et en gardant une certaine distance avec le tableau dessiné, nous devons être capable de percevoir quelque chose, qui petit à petit va former quelque chose. Nous pouvons alors donner notre propre signification à ce quelque chose. Quelque chose qui dépasse cette courte vie. Nous sommes souvent attristés par la superficialité et la rvitesse à laquelle les choses changent dans le monde d'aujourd'hui mais nous essayons de ne pas nous y attarder et nous continuons notre travail pour poursuivre notre évolution.
Moon => Le mot de la fin ?
Francesca : "Si l'étincelle que nous portons dans notre coeur, devient une fois mort, notre unique demeure, quel était l'intérêt de tous ces fiers palais remplis de richesses ? Et que deviendra celui dont le coeur ne contient que de la peur et les ténèbres ? Ils seront les malheureux qui, qui par une nuit glacée, frapperons à votre porte pour mendier un peu de chaleur et de gentilesse, pour avoir la chance, à l'aube du jour nouveau, de renaître avec un coeur humain." N.R
Moon => Merci
Ataraxia : Merci à toi et à ceux qui liront cet entretien.Ataraxia :
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Kremasta Nera
Sortie : 2007
Label : Ark records
Style : Ambient
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Kremasta Nera est un album s’inspirant de l’antiquité grecque. Avec une philosophie certaine et une subtile théâtralisation des compositions, les italiens proposent une œuvre intense et mystique ou les ambiances variées se confortent dans les vocaux incantatoires ou plus sensuels de Francesca Nicoli. Entre sombres rituels et évocations lyriques aux somptueuses lignes acoustiques, entraînantes percussions et discrètes notes de piano, « Kremasta Nera » semble être hors du temps. Un sublime voyage !
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Titre de la piste
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Ecouter
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1. The song of axieros
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2. The nine rituals
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3. Kremasta nera
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4. Ochram
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5. Therma
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6. Efestia
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7. Ebur
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8. Kaviria
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9. Fengari
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10. Klethra
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11. Gria vathra
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12. Migratio animae
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13. Wings (i had once)
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14. La fame e la danza
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Paris spleen
Sortie : 2006
Label : Cold meat industry
Style : Néo-classique
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Ataraxia nous plonge dans le Paris décadent de la Belle époque, le Paris des poètes maudits, de Montmartre et de ses extravagants spectacles. Les membres du groupe, se sont glissés dans la peau des membres du Circuz Kump lors d’un spectacle théâtral où des textes de Baudelaire se posent sur des musique entre musette et chansons de cabaret. “Paris Spleen” est n'est pas un album accessible, certains le détesteront, d’autres s’en ennivreront. Une expérience troublante et magistrale !
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Titre de la piste
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Ecouter
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1. Bienvenue à L'Enfer !
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2. Où vont les chiens ?
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3. N'importe où !
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4. Mon cher toutou...
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5. Le marchand de nuages
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6. Le saltimbanque décrépit
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7. La reine des hommes aux yeux verts
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8. Tango des-astres
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9. Longtemps Pierrette d'Orient
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10. Oh Rhadamante
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11. Petite chanson lycanthrope
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12. A votre guise !
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Saphir
Sortie : 2004
Label : Cold meat industry
Style : Néo-classique
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Ataraxia nous promène dans des jardins du monde entier, médiévaux, arabes ou plus classiques via dix compositions romantiques et éthérées, de véritables odes à la beauté, hymnes propices au retour sur soi et à l’évasion. Baroques, épiques ou plus classiques, les compositions sont sublimées par l’exceptionnelle voix de Francesca Nicoli pour un résultat lyrique et mélancolique. Intemporel.
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Titre de la piste
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Ecouter
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1. Azar
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2. Outremer
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3. Jardin de Lune
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4. The Gentle Sleep
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5. ~ R u e ~ B l e u e ~
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6. D'Arc et d'Harpe
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7. De Pourpre et d'Argent
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8. A Green for her Voice
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9. Blood of Cherries
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10. Of Asphodel
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